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Cité
radieuse
Réalisation à partir de
l'immeuble Unité d'habitation dite "Maison radieuse",
architecte Le Corbusier. Interprétation libre, avec
l'autorisation de la Fondation Le Corbusier. L'immeuble a
été construit près de Nantes, sur la
commune de Rezé. Tirage en sérigraphie quatre
couleurs sur tôle d'aluminium prélaquée
blanche. Dimensions : 107,3 x 82,4 x 2 cm. Année
2005. Tirage : dix exemplaires, numérotés et
signés.
(Tirage épuisé)
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Verrière
Tirage en sérigraphie sept
couleurs sur tôle d'aluminium prélaquée
blanche. Dimensions : 98 x 75 x 2 cm. Dix exemplaires,
numérotés et signés.
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Quelques souvenirs
d'enfance : les courses en vélo dans les rues noires
où le revêtement glissant invite aux
excès de vitesse ; les réprimandes du gardien
; les ascenseurs si larges, avec leur peinture grise ;
l'ardoise, les boutons, un motif peint en forme de palette ;
la peinture jaune, épaisse et brillante sur le
béton ; le haut comptoir en ciment de l'agence
postale, nue, toujours déserte ; cette perspective
qui donne l'impression que le bâtiment est tendu vers
l'avant, ou vers le haut ; et puis l'escalier en forme de
girafe, les courants d'air qui sifflent sous les piliers,
forçant chacun à décamper, et
maintenant sous l'édifice un vide quelque peu
bizarre.
La " Cité radieuse
" n'est pas toujours très accueillante.
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La vieille époque industrielle...
Peut-être aimons-nous tant les grues et les hangars
parce qu'ils appartiennent au passé proche. Ainsi, la
personne d'âge mûr idéalise son
enfance.
Attendrissement douteux,
car elle ne fut tendre ni avec le personnel humain, ni avec
l'environnement. Poutrelles métalliques...
entrecroisements... grilles...
Paradoxalement, cet
écran qui, dans le cas des hangars, ne se contentait
pas de barrer la vue mais régentait les corps (ceux
des ouvriers), cet écran désignait en
même temps une zone de liberté : l'espace vide
commençant immédiatement et visiblement
après la clôture.
Puis nous avons
changé d'époque. Notre monde est devenu celui
des flux, des ondes, du composite, de l'aléatoire :
un monde mouvant, formé des matériaux de
l'immatériel, tissé en ordre virtuel, aimant
à donner de lui l'apparence de ce qui passait
naguère pour le caractère principal de la
liberté : l'infini des espaces non occupés. Un
monde qui n'en structure pas moins le paysage d'une
manière aussi rigide et impitoyable que celui du
siècle des colonies, à ceci près qu'il
le fait de manière invisible, contribuant ainsi
à troubler ou à fausser notre perception de la
liberté.
De fait, nous ne savons
plus où la trouver, ni à quoi elle ressemble.
Nous sommes perdus au milieu d'une vaste pantomime où
le second degré règne en maître et
constitue la première, sinon la seule
évidence.
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